CHANGEMENT COLLECTIF

OUTILS DE CHANGEMENT COLLETIF 


GERER LE CHANGEMENT D'UN GROUPE DANS UNE ORGANISATION 



Un changement collectif est souvent un changement de trajectoire ou de stratégie, d'objectifs, ou du sens du travail. Voici quelques outils pour mener le changement collectif en groupe.

STRATEGIE DES ALLIES 


C'est le concept central de la socio-dynamique, une méthode de conduite de changement, son objectif est porté sur : 


  • Le plan synergique
  • Le plan antagoniste


Les principes de la stratégie des alliés sont : 

  • Effectuer un inventaire des acteurs
  • Accepter les antagonistes - alliés
  • Consacrer plus de temps aux alliés qu'aux opposants.


DEMARCHE APPRECIATIVE 






Il s'agit de choisir un thème positif du changement, révéler ses ressources (les réussites, les succès), imaginer le futur désiré, prioriser et allouer les ressources pour déployer et piloter les actions priorisées.


DYNAMIQUE D'APPRENTISSAGE


Est la principale méta-compétence d'une entreprise ou d'un individu.





Le processus d'apprentissage prend l'ordre suivant :  formation, intersession, ateliers, accompagnement individuel. Sur le plan collectif au sein du groupe, l'apprentissage est partagé entre les individus (ceux qui ont le savoir et ceux qui n'ont en pas), sur le plan individuel (l'intérêt est centré sur le niveau de conscience).


L'ARGUMENTAIRE


Il fournit des réponses aux questions que les gens se posent au démarrage d'un projet. pourquoi ce changement? comment va changer? pourquoi? quel est l'impact?

C'est le processus de sensibilisation des décideurs aux questions que les éléments se posent sur le terrain. 


PROJET

SITUATION ACTUELLE

SITUATION DESIREE

JALONS-CLES

BENEFICES DU PROJET

INCONVENIENTS DU PROJET

POURQUOI LE PROJET EST IL LANCE

CE QUI NE DOIT PAS CHANGER




BENCHMARKING


L'intérêt du benchmarking se repose sur plusieurs points : 
  • Une image vaut mille mot
  • Les messages n'ont pas le même impact selon qui les énonces
  • La nouveauté fait moins peur quand on peut faire le lien avec l'existant.

BLASON 


Utilisé dans les team-building, consiste à faire travailler un groupe et analyser sa manière de faire.







COOPERATION ET COORDINATION


 L'efficacité de l'organisation dépend de la capacité de ses différentes parties à travailler ensemble.

La coordination est un mode de fonctionnement relativement sécurisé et prévisible, c'est un fonctionnement confortable sur le plan humain, par ailleurs les délais sont allongés pour atteindre l'objectif de l'équipe, les coûts fixes sont élevés, une sensation de lourdeur existe au niveau du top management. Enfin, manque d'autonomie à cause du fonctionnement cloisonné. 

La  coopération est prise en charge par les acteurs concernés, le top management a peu besoin d'intervenir , les coûts fixes sont plus faibles (masse salariale), un haut degré d'autonomie et de responsabilisation (intelligence des acteurs, maturité, respect des règles) 




ROUE DE DEMING 



Son processus cyclique permet une continuité de changement de correctif d'amélioration basé sur un socle de standard. Dans cette situation le P vient écouter, le D vient essayer, le C vient analyser, le A vient décider (de lâcher prise ou de continuer).

Cette approche permet de : 
  • Adopter de nouvelles philosophies 
  • Intégrer la qualité dés la conception
  • Abandonner la règle des achats au plus bas prix
  • Instituer une formation permanente pour le personnel
  • Moderniser le système d'autorité
  • Faire disparaitre les craintes
  • Supprimer les obstacles 


DIAGNOSTIC PARTAGE


Il vise à faire réaliser un état des lieux par les salariés concernés et non pas par les responsables habitués de l'établir. 
il analyse à priori les différentes énergies, considérées comme une source de déperdition dans le travail :
  • Energie latente (ne pas solliciter)
  • Energie d'entretien (utilise pour se protéger)
  • Energie dispensée (dépenser pour compenser les disfonctionnements) 


 

ENERGIES

CAUSES

REMEDES

LATENTE

Energie sous-utilisée

Clarifier les missions

ENTRETIEN

Conflits interpersonnels

Surcharge de travail

Intégration insuffisante

Définir les règles du jeu de l’équipe

Structurer le temps annuel du CODIR pour s’occuper du collectif

Prioriser plus souvent

DISPENSEE

Manque d’alignement dans les déclinaisons des décisions

Désorganisation des réunions CODIR

Fonctionnement en silo

Consacrer tu temps collectif à la co-construction, réviser le processus de construction de la stratégie

Définir une vision et des objectifs communs

Structurer le fonctionnement des réunions CODIR








CHARTE D'ENGAGEMENT MUTUEL


Aussi appelé un contrat de service pour formaliser les besoins de coopération. Elle passe par trois étapes (attend de / s'engage à) : 
  • La rédaction du contrat 
  • La mise en commun 
  • La synthèse


STADE DE DEVELOPPEMENT DES EQUIPES 


C'est l'intersection du niveau macro de l'organisation et le niveau micro de l'individu, considéré comme un objet managérial et de gestion non identifiée. voir article 


Team Building ponctuel


Team Building régulier




Il convient aussi d'identifier la maturité de l'équipe qui connaît 4 phases ou stades. les dimensions de l'équipe s'identifient par la qualité et le lien existant, la vision et le style de management, l'environnement.




 

La qualité de l'équipe se repose sur 4 exigences différentes, dont chacune possède ses caractéristiques, se difficultés et conditions de développement.



QUALITE D’EQUIPE

CARACTERISTIQUES

DIFFICULTES

CONDITIONS DE DEVELOPPEMENT

Coresponsabilité, engagement

Sens de responsabilité

Zone de responsabilité libre entre collaborateurs

Assumer les erreurs et la responsabilité de l’équipe

Chercher des solutions et non les coupables

Proactivité, prise d’initiative

Action- réaction

Autonomie

Jugements

 

Valoriser l’initiative

Coopération, entraide, partage des compétences

Soutien, entraide, partage.

Perte de pouvoir en partageant les compétences

Méconnaissance

Valorise le collectif

Acceptation d’autrui, tolérance, respect

Respect des différences, et points de vue

Accepter les différences et les points de vue

Organiser des occasions de travail en groupe, découverte mutuelle



Le diagnostic de l'équipe peut se faire en opposant les dimensions de développement d'équipe d'un côté et les stades de son développement de l'autre côté.



 

 

STADE 1

STADE 2

STADE 3

STADE 4

QUALITE

Fonctionnement individuel

Comportement autocentré

Constitution de groupe

1er niveau d’engagement

Capacité d’écoute

Peu de réelle coopération

Degré d’engagement important

Place définie

Mobilisation des 4 qualités

Pas de restriction

Fort sentiment, adhésion

Fort degré de coresponsabilité

LIENS ENTRE L’EQUIPE

Cloisonnement, relation superficielles

Peu de cohésion

Pas de travail commun

Attitude défensives

Des « non-dits »

Un bon niveau de confiance

Ambiance conviviale

Réseau d’affinités

Liens affectifs

Travaux en commun

Bonne ambiance

Temps régulier

Initiatives

Conflits

VISION PARTAGEE – OBJECTIFS COMMUN- PROCEDURES COMMUNES

Pas de vision partagée

Pas d’objectif partagé

Rétention d’information

Pas de règles

Jugements

Vision informelle

Objectifs individuel

Coordination passe par le chef

Pas de réelles procédures

Vision formelle

Rôles délégués

Objectifs communs

Réunions d’équipes

Vision au cœur  du fonctionnement

Maitrise des rôles délégués

Règles de vie en commun

Coaching continu

MANAGEMENT

Leader impose son mode de fonctionnement

Peu de relation

Pas de coresponsabilité

Peu de liberté de parole

Management participatif

Leader seul responsable

Initiatives

Liberté de parole

Leader est accepté

Leader intégré la dimension coopérative et collaborative

Feed-back

Leader est coaché

Leader laisse décider

Leader accompagne ses collaborateurs

Leader a un comportement modélisant

Leader est coaché

LIENS AVEC L’ENVRONNEMENT

Le client, le marché, et les facteurs externes ne sont pas pris en considération

Clivage entre eux et nous

 

S’intéresse aux clients et aux autres

Rapport de coopération et de partenariat avec l’environnement

Equipe est modélisée par son environnement

SYNTHESE

Collection d’individus sans liens

Fonctionnement cloisonné

Sens de l’équipe faible

Sentiment d’appartenance

Pas d’engagement

Leader est au centre

Objectif commun

Collectif

Esprit d’équipe

Fonctionne sans leader

Travaille pour le bien de l’équipe

Objectifs collectifs

Forte relation avec son environnement

 






FEUILLE DE ROUTE 



Permet de passer d'une simple idée de changement à un projet structuré. Elle se compose de 4 éléments : 

Objectif : il s'agit de l'objectif du projet, quel changement, quel management, et comment encadrer

Livrable : fournit le plan de travail concret (périmètre, rôles, moyens, indicateurs)

Délais : estimer le temps de réalisation des tâches mais aussi le temps sous forme de résistance au changement

Ressources : il s'agit des personnes qui travaillent dans le projet, prestataires, budget, outils.




MATRICE D'IMPACT 


Un outil à utiliser pour mesurer l'impact humain au changement et pour envisager des actions correctives.

POPULATION

EFFECTIF

CHANGEMENTS PREVUS

DEGRE

RECEPTION DU CHANGEMENT

BESOIIN D’ACCOMPAGNEMENT

OPERATEURS

 

Changement d’outils, équipes, procédures, culture, relations, etc.

Faible =1

GAIN

Atténuer le risque de perte, données négatives, écarts.

ELUS

 

Moyen =2

PERTE

ENCADRE

 

Fort = 3

 





INCLUSION, CONTRÔLE, OUVERTURE 



Ici, l'élément humain repose sur quelques idées clés : 

  • Relation humaine dans l'équipe 
  • 3 processus humain, l'estime de soi à a rôle centrant
  • La vérité est un grand simplificateur des organisation 
  • Le mauvais fonctionnement des équipes est dû à la rigidité comportementale des membres




Quand l'inclusion est mal traitée, on observe : 


  • Manque de connaissance entre collaborateurs, de faibles possibilités de collaboration
  • Difficultés à ajuster les agendas
  • Un manque d'engagement dans le projet

Quand le contrôle s'échappe, on observe : 

  • Lutte de pouvoir, peu d'entraide
  • Rivalité pour obtenir l'attention du leader, et influer sur lui
  • Une apathie, absence du leadership
  • Des débats bloqués, 

Quand l'ouverture est faible, on observe : 

  • Des demandes répétées
  • Un manque de sincérité
  • Manque de confiance, rétention d'information 
  • Formation de sous-groupe



MATRICE OMOC


Elle est souvent utilisée pour évaluer l'impact d'un changement du système d'information. 
  • Organisation 
  • Métier 
  • Outils 
  • Culture







LA CARTE DES PARTENAIRES














Le passif : 
  • Représente  50 à 80% du groupe au début du projet
  • Manifeste peu d'énergie, n'aime pas beaucoup le changement ne fait pas confiance aux opposants
  • Ne pas lui proposer des méthodes participatives
  • Lui dire ce qu'il y a lieu à faire 
  • Peu sensible aux informations

Le grognon : 
  • Nombre est très variable
  • Il manifeste de l'antagonisme que de la synergie de faible ampleur 
  • L'opposition est verbale que réelle
  • Il se repère facilement  

L'opposant  : 
  • Représente 1 à 3 du groupe 
  • L'inverse des hésitants
  • Sensible au rapport de force, ne cherche pas l'accord
  • Cherche à basculer les hésitants
  • Interprète les signes d'ouverture comme signe de faiblesse
  • Il ne faut pas passer trop de temps avec lui

La révolte : 
  • Très peu nombreux 
  • Manifeste beaucoup d'énergie contre le projet, fait beaucoup de bruit 
  • Est souvent l'élu , assez peu sensible au rapport de force 
  • Il s'agit de l'isoler de ne pas négocier avec lui 

L'hésitant :  
  • Les plus nombreux, après les passifs 
  • Développer une certaine énergie, il est volatil et influençable
  • Il est impliqué mais balance 
  • Peut influencer les passifs 
  • Il demande beaucoup plus d'attention 
  • Il faut l'alimenter d'argumentaires, actions concrètes , écouter ses conditions et négocier avec lui

L'engagé : 
  • Pas nombreux au début du projet
  • Extrêmement précieux
  • C'est le soldat et le militant, c'est la force vive du projet 
  • Il faut l'alimenter le soutenir, le valoriser 
  • A besoin de reconnaissance, il marche à la stimuli 


Le triangle d'or : 
  • Ils sont peu nombreux, essentiellement les principaux acteurs
  • Mobilisation au meilleur niveau, capable de prendre des initiatives seuls
  • Ils sont beaucoup plus fins que engagés
  • Leur confier les principales responsables 
  • Les mobiliser pour convaincre les hésitants

Les déchirés : 
  • Ils sont nombreux, mais influents
  • Il sont 100% pour les projets, ou, 100% contre
  • Des personnes haut placées



MATRICE DE PRIORISATION 


Elle représente l'hiérarchie entre deux axes  : 

  • Un axe enjeu de l'action
  • Un axe accessibilité : action facile à mettre en œuvre, nécessite beaucoup de moyens, de temps et de ressources.






 L'enjeu d'action , consiste à : 
  • Diminuer les coûts augmenter les performances
  • Réactivité accrue face aux aléas
  • Développement des compétences
  • Amélioration de la qualité 
  • Contribution aux priorités stratégiques
  • Augmenter la motivation augmentation de l'appropriation et des circuits d'information 

L'accessibilité se caractérise par : 
  • Le degré de rupture 
  • Nombre de personnes impactées
  • Investissement requis, formation, connaissance du sujet, complexité technique, temps
  • Accompagnement requis , boite à outils et méthodes
  • Changement d'organisation préalable
  • Risques sur les performances, maitrise du procédé


CONTENU, PROCESSUS, SENS 


Il s'agit d'apporter des changements au contenu dans ce qui est visible, au processus tout ce qui est tâche, au sens du travail.

Quel est le sens du changement ? 
  • Pourquoi de changement ?
  • Que vise le changement?
  • Vers où aller?
  • Quels sont les enjeux?

Quel processus du travail mettre en œuvre pour véhiculer le sens? 
  • Comment peut-on conduire ce changement?
  • Quelle méthode adopter?

Quels contenus doivent être livrés? 
  • Que doit-on produire?
  • Quels livrables?
  • Dans quel délais?








Il existe encore pleins d'outils comme l'analyse SWOT, la stratégie d'acteur (qui s'appui sur la grille d'analyse et le sociogramme), les team building, la carte de transformation (permettant de visualiser et de communiquer autour d'une vision ou d'une stratégie), la vision (un contenu et un processus qui décrivent le sens du travail), la loi de Z (visualise le décalage crée lors du changement entre le dirigeant et le personnel), la zone de certitude (créer de l'incertitude autour de soi lors des négociations), le forum échangé (favorise la mobilisation du personnel autour de changement), RACI.


Il est d'ailleurs possible de joindre l'individuel au collectif pour gérer certaines situations d'une ampleur importante et complexe. 



AUTEUR. ROAD-MANAGEMENT 








 



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